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L'incendie du château en 1947

 En ce dimanche 14 septembre 1947, il faisait très chaud, la famille Raguenel était allée assister aux courses hippiques de Guer. Le matin, il y avait eu un feu de cheminée dans la cuisine, comme il s'en produisait de temps à autre. Au cours de l'après-midi, un fort coup de vent envoya sous les ardoises les tisons d'une poutre de cheminée consumée et le feu prit par le faîtage. La toiture s'embrasa très rapidement et s'écroula sur les deux étages. A Guer, cinq heures du soir, la fanfare qui jouait sur l'hippodrome sonna pour annoncer le feu, signe évident d'un grand sinistre. Monsieur de Raguenel demanda alors de façon anodine où il y avait le feu ; on lui répondit « chez vous ! » Lorsqu'avec sa famille il arriva chez lui, c'était pour constater que la totalité de la toiture s'était effondrée sur elle-même et avait embrasé tout le château qui se trouvait à ciel ouvert. En cet été très sec, les autorités militaires du camps de Coëtquidan refusèrent de l'eau et ce manque d'eau empêcha de circonscrire correctement le feu qui continua à se propager. Les pompiers de Guer et des environs et même de Vannes durent demander renfort à la brigade de Nantes. Après de longues heures de lutte, il ne restait du château que les murs calcinés et les cheminées noircies. On réussit quand même à sauver quelques meubles en les faisant glisser le long d'une échelle mais Madame de Raguenel n'avait plus comme garde-robe que les seuls vêtements d'été qu'elle portait ce jour là. Une très importante quantité d'archives remontant au moyen âge avait également définitivement disparue.

 

 

 

 

 

 

 

 

La famille et les voisins dégagèrent les décombres à l’aide de tombereaux et après de sérieuses tracasseries administratives de l’après-guerre, le château fut finalement entièrement reconstruit en deux ans. Sous la direction d’un architecte de Vannes, la toiture fut refaite par la famille Garel sur une charpente métallique. Faute d’assurance et par soucis d’économie les toitures furent abaissées d’environ 2 mètres et les deux toitures en pavillon du logis ancien, au Nord, furent réunies en une seule moins haute. On en profita également pour modifier la distribution des pièces par soucis de fonctionnalité. 

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